
Je ne me rappelle plus de la dernière fois que j’ai couvert le dernier volet intrigant de Jazz Is Dead. Pour rappel, la saga musicale permet à Adrian Younge & Ali Shaheed Muhammad de convier des légendes venus de tous horizons (Tony Allen, Roy Ayers, Brian Jackson…) afin d’apporter un souffle nouveau à leur catalogue déjà riche. Pour ce 22ème volume (!), nos deux brigands de la musique décident de convier la légende du courant highlife, à savoir Ebo Taylor.
Le pionnier de la highlife viendra nous rappeler son influence sur la scène musicale mondiale à travers ces sept titres à l’énergie profondément contagieuse. Adrian Younge, Ali Shaheed Muhammad ainsi qu’Ebo Taylor remettent au goût du jour la funk ouest-africaine avec une production pour la moins irréprochable et qui brille lors des écoutes de « Get Up » qui lance les hostilités aux rythmes effrénés et sautillants prenant de l’ampleur sur les catchy « Obra Akyedzi » et « Kusi Na Sibo » qui suivent également.
Il est question de nouveau de spiritualité, de paix et d’amour dans ce nouveau volet de Jazz Is Dead tandis qu’Ebo Taylor continue de nous offrir des grands moments de sagesse. Ajoutez cela à la patte si caractéristique de nos deux trublions sur « Obi Do Woa (If Someone Loves You) » ou sur « Nsa a W’oanye Edwuma, Ondzidzi » et vous obtiendrez un grand moment de musique où les percussions polyrythmiques rencontrent les riffs fuzzy pour un résultat hors du commun. Après un mid-tempo de haute volée qu’est « Feeling », nul doute qu’Ebo Taylor viendra une fois de plus confirmer sa stature légendaire prouvant que la highlife a encore de beaux jours devant elle. Encore un coup de maître signé Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammad.
Note: 8/10
