
Il y a deux années de cela, Bedridden était sorti des sentiers battus avec leur précédent album nommé Amateur Heartthrob. Le groupe de Brooklyn avait énormément étonné grâce à ce subtil mélange entre indie rock, emo et shoegaze pour un résultat impressionnant. Allons savoir ce qu’ils nous ont réservé avec leur successeur nommé Moths Strapped To Each Other’s Backs.
Tout au long de ces dix nouveaux titres, Bedridden compte sortir l’artillerie lourde. Avec des gros riffs fuzzy et une section rythmique bien pesante, le groupe de Brooklyn panse leurs plaies avec des compositions pour les moins cathartiques telles que « Gummy » en guise d’introduction avant d’enfoncer le clou avec « Etch » et « Chainsaw » à mi-chemin entre Chainsaw et Lemonheads qui sont notables par cette tension remarquable tandis qu’ils envoient paître les relations toxiques qui ont brimé les membres du groupe durant ce laps de temps.
Il est également question de deuil, d’angoisses du quotidien et du doute de soi tout au long de ce nouveau disque cathartique. On en veut pour preuve les riffs monolithiques de « Heaven’s Leg » dignes de The Smashing Pumpkins et avec « Philadelphia, Get Me Through » absolument intenses et oppressants avant d’ajouter une légère douceur sur le très Smithsien « Uno ». Bedridden réussit à capturer cette myriade d’émotions à travers ce mur du son implacable tout en restant constant avec notamment « Mainstage » et « Snare » avant d’atteindre le sommet avec des atmosphères beaucoup plus ténébreuses et gothiques sur « Bonehead » et « Ring Size » qui amènera malgré tout une lueur d’espoir. Moths Strapped To Each Other’s Backs reste une expérience musicale absolument dense et libérateur où Bedridden atteindra le zénith avec cette fusion musicale absolument réjouissante.
Note: 8/10
