
A la fin de l’année 2022, Djeuhdjoah & Lieutenant Nicholson avait fait grimper la température avec leur précédent album nommé 2+ (chroniqué ici). Le duo n’aura pas fini de distiller des vibes ensoleillées et poétiques avec ce melting-pot musical volontairement dépaysant et qui tombe à pic avec leur successeur tant attendu du nom de Danses divines.
Une fois de plus, Djeuhdjoah & Lieutenant Nicholson viendra mettre de du soleil dans nos oreilles et le morceau-titre introductif ne dérogera pas à la règle. Fusionnant sans vergogne zouk, soul, electronica, afrobeat, hip-hop et funk, le groove irrésistible du duo se combine aux nombreux émotions qu’ils retranscrivent avec brio notamment sur « Inflation » ou sur « Redessiner » où leur plume poétique nous interpelle toujours autant. Une autre preuve que l’alchimie entre la voix grave de Djeuhdjoah, membre de la famille de l’écrivain Francis Bebey, et celle plus aiguë du Lieutenant Nicholson, fils de Laurent Voulzy, reste toujours indéniable avec ce groove transatlantique qui nous dépaysera une fois de plus.
Sur Danses divines, ils n’auront pas peur d’élargir une fois de plus leur spectre musical en incorporant des influences N’dombolo et soukouss de façon inédite. Et autant vous dire que le résultat fait mouche lors des écoutes de « La go Kitoko » et de l’endiablé « Sarah Solo » en compagnie de notre intéressée. Djeuhdjoah & Lieutenant Nicholson réussit toujours à trouver les mots justes pour convoquer l’émotion au bon moment tandis qu’on se laisse entraîner par ce groove tourbillonnant et sirupeux qui est exprimé sur les imparables « I salé » et « Consentement ». Il est question de transidentité, d’amour contrarié et de marasme économique et spirituel tout au long de ce Danses divines qui nous invite à détacher notre corps des fonctions naturelles pour atteindre une libre expression et c’est ce qui fait le charme du duo de chansonniers afropéens qui continue de sortir des sentiers battus.
Note: 7.5/10
