Ty Segall – Possession

Une chose est sûre, c’est qu’on ne pouvait pas entamer une nouvelle année sans une sortie de Osees, King Gizzard & The Lizard Wizard, Guided By Voices mais aussi de Ty Segall. Ce dernier nous avait intrigué avec la sortie de son album instrumental très avant-gardiste du nom de Love Rudiments (chroniqué ici). Mais le blondinet californien n’a pas oublié ses racines car neuf mois plus tard, il récidive avec son successeur tant attendu qui se nomme Possession.

Selon les dires de son auteur, il s’agit ici de son disque le plus « pop » et le plus accessible de toute sa discographie. Ty Segall dévoile ainsi sa facette glam et rock 70’s, comme l’atteste l’élégante introduction nommée « Shoplifter » avec ses arrangements presque Beatles dans l’âme avant d’enfoncer le clou avec le morceau-titre enchanteur contrastant avec le plus langoureux « Buildings ». Mais l’ambiance générale y est légère, fun, solaire et nostalgique.

Une fois n’est pas coutume, Ty Segall surprend pour ses talents de songwriter hors pair. Contrairement à Three Bells qui détonnait pour ses influences prog, Possession viendra puiser son inspiration auprès de Ziggy Stardust notamment lors des écoutes du glam psyché de « Shining » ainsi que de « The Big Day » et une touche plus southern avec « Fantastic Tomb ». Bien évidemment, les vibes californiennes sont toujours là bienvenue comme l’atteste la nonchalante « Skirts of Heaven » avec ses solos de guitare du plus bel effet mais également « Another California Song » presque stoker mais non dénué d’ironie, comme notre protagoniste sait si bien le faire.

Ne tournons pas autour du pot, Possession est une œuvre incroyablement raffinée et rayonnante. Ce disque capturera toute la quintessence de Ty Segall qui saura utiliser sa voix comme incantation ainsi que son instrument de prédilection pour créer des textures ondulées pour en faire un travail d’orfèvre presque estival et californien nous incitant à lâcher prise.

Note: 8/10