
Lorsque l’on mentionne Maât, on pense à la fameuse déesse égyptienne qui prône l’harmonie cosmique, la vérité, la justice et la paix. Des valeurs que l’on retrouve Maât, un quatuor de jazz français, qui a fait parler d’eux avec un premier album paru en 2020 nommé Solar Mantra qui fut un succès critique. Après un léger relifting au niveau de la line-up, l’heure est venue pour eux de revenir avec son successeur intitulé Lustra.
Très rapidement, Maât ira dépayser son auditoire avec ce subtil mélange d’éthio-jazz et des rythmiques électroniques endiablées que l’on retrouve sur le morceau d’ouverture nommé « Addis Acid ». Le quatuor opte pour des ambiances plus tribales avec « À L’Orée des Pins » et « Road To Cassiopeia » où l’improvisation est le mot clé avec ces loops hypnotiques qui n’auront pas fini de nous ensorceler tout comme sur les ingénieux « Morphée en Hiver » et « Psylodub » s’éloignant des rythmiques 4/4.
Maât détonne par cet aspect hybride et ce Lustra ne déroge pas à la règle. Le morceau-titre en est la preuve concrète où derrière ces couleurs éthio-jazz, les rythmiques hip-hop muent peu à peu vers le footwork pour un résultat ô combien trippy. Ajoutez cela une pointe de dub cosmique et de psyché sur « Indian Runner » et la conclusion plus épurée du nom de « Feel The Wave » et vous obtiendrez un second album immersif et contemplatif qui n’aura pas fini de nous étonner.
Note: 7.5/10
