Frankie and the Witch Fingers – Trash Classic

Il y a moins de deux années de cela, Frankie and the Witch Fingers avait enfoncé le clou avec son précédent album nommé Data Doom (chroniqué ici). Le groupe californien était à leur sommet avec ce chef-d’œuvre absolument trépidant à mi-chemin entre synthpunk et garage-rock psychédélique. Autant vous dire qu’ils remettent le couvert avec leur successeur qui s’intitule Trash Classic.

Dylan Sizemore et Josh Menashe ainsi que ses acolytes retroussent leurs manches et viendront nous offrir une épopée musicale absolument trippy et explosif. Frankie and the Witch Fingers nous plonge dans une dystopie absolument effrayante après un « Channel Rot » en guise d’introduction synthétique définitivement anxiogène avant de lâcher les chevaux sur des brûlots absolument survoltés comme « T.V Baby » et « Dead Silence » avec ce pont digne de Suicide. Entre groove post-punk dansant et  synthés fiévreux et bourdonnants sortis tout droit d’un jeu vidéo, ce nouvel album du quintet californien a de quoi glacer le sang avec les nouvelles technologies qui contrôlent la société actuelle.

Frankie and The Witch Fingers continue de se battre contre ses nouvelles technologies utilisées par les grandes forces à travers des titres absolument monstrueux tels que les chants presque enfantins de la bassiste Nikki Pickle sur « Fucksake » ou bien encore « Economy » parlant des ravages du capitalisme dans notre quotidien. Il ne fait aucun doute que Trash Classic marche aussi bien sur les pas de Devo que de The Tubes en injectant une bonne dose d’étrangeté avec le frénétique « Total Reset » à mi-chemin entre Gang of Four et Arctic Monkeys des tout débuts mais aussi avec le frémissant « Conducting Experiments » où les riffs aiguisés côtoient aisément les synthés 8-Bit.

Il ne manquera plus qu’un final absolument salvateur et audacieux où le quintet californien fera grimper la tension petit à petit avant de tout exploser sur son passage. Frankie and the Witch Fingers offre une dystopie musicale absolument dantesque où cette fusion entre synthpunk, post-punk et garage psychédélique viendra nous glacer le sang comme jamais tandis que l’on contemple un monde en perte de contrôle.

Note: 8/10