
En l’espace de six albums, Laura Stevenson a réussi à se faire une place confortable dans l’indiesphère américain. L’autrice-compositrice-interprète new-yorkaise avait mis tout le monde d’accord avec son prédécesseur il y a plus de quatre années de cela maintenant (chroniqué ici) lui ayant permis de solidifier un peu plus son statut. Le temps passe mais notre protagoniste a toujours des choses à dire, comme l’atteste son nouveau disque tant attendu du nom de Late Great.
Laura Stevenson viendra mettre les bouchées doubles dès le départ avec un « #1 » à la fois immédiat et immersif dominé par son interprétation magistrale. La musicienne détaille son changement de mode de vie drastique et ses récents déboires amoureuses qui lui auront permis de se reconstruire et d’aller de l’avant à travers des compositions beaucoup plus raffinées que jamais avec entre autres « I Want To Remember It All » mais aussi « Honey » et « Not Us » brouillant les pistes entre indie folk, alt-country et jangle-pop. De quoi débuter ce Late Great sur les chapeaux de roue.
On retrouve également le toujours aussi remarqué (et collègue de Bomb The Music Industry!) Jeff Rosenstock, que je ne présente plus, officiant aux arrangements mais également à la guitare, au piano et au saxophone sans oublier Chris Farren, Kelly Pratt, Mike Brenner ainsi que Kayleigh Goldsworthy dans ses rangs. Il en résulte des compositions à la fois étoffées et riches en émotion, comme l’atteste « I Couldn’t Sleep » et « Short and Sweet » où le sens de songwriting de Laura Stevenson reste toujours aussi aiguisé avant de tutoyer les sommets avec les rayonnants « Can I Fly Free ? », « Domino » et « Instant Comfort » entre autres. Late Great prend son envol au fur et à mesure tandis que l’introspection de la musicienne new-yorkaise continue de faire effet et ce jusqu’au somptueux coda de « #1 (2) » plus minimaliste et épuré mais non dénué d’émotions. Un voyage musical introspectif et riche de ce genre avec un songwriting de haute qualité, on en redemande bien évidemment.
Note: 8.5/10
