
A ce stade, il n’y a plus besoin de présenter Rival Consoles donc autant aller à l’essentiel. Le producteur londonien n’avait pas donné signe de vie depuis son dernier album nommé Now Is ô combien organique et introspectif (chroniqué ici). Mais toujours est-il que notre protagoniste continue de faire parler sa palette sonore distinctive avec son successeur tant attendu du nom de Landscape From Memory.
C’est en continuant de brouiller les pistes entre IDM, microhouse et musique néo-classique que Rival Consoles viendra faire voyager son auditoire comme il se doit. Landscape From Memory nous entraîne dans des contrées aussi bien organiques que cérébrales, comme l’atteste le morceau d’ouverture nommé « In Reverse » frôlant de très près les relents dubstep avec ces samples fragmentés de guitare et de grosses basses vrombissantes avant de prendre de l’ampleur avec les euphoriques « Catherine » et « Known Shape » nous mettant sens dessus dessous.
Landscape From Memory n’aura pas fini de nous étonner, comme l’atteste des titres riches en intensité tels que « Soft Gradient Beckons »et « Drum Song » avant d’enfoncer le clou avec son IDM absolument racé prenant de l’ampleur notamment sur « Gaivotas ». Tantôt dansant (« Coda ») tantôt spleenesque (« If Not Now », « Tape Loop ») ou légèrement dissonant (« Jupiter »), Rival Consoles continue de provoquer d’innombrables frissons à travers ce neuvième album riche en sensations fortes. Il ne manquera plus que le morceau-titre beaucoup plus épuré en guise de conclusion pour que le producteur de Leicester puisse de nouveau tirer son épingle du jeu avec cette musique voyageuse et labyrinthique.
Note: 8/10
