Oberbaum – I Should Be Softer

Il y a trois années de cela, nous avions succombé à la musique d’Oberbaum avec un premier album nommé The Absence Of Misery. Suite à cela, l’artiste belge a su se faire une place confortable sur la scène indie pop actuelle avec des compositions réfléchies et bien senties. Et cela reste une bonne nouvelle si Lucie Rezsöhazy, de son vrai nom, effectue son retour en cette rentrée avec son successeur nommé I Should Be Softer.

Pour ce nouvel album, Oberbaum s’offre les services d’une certaine Katie Von Schleicher derrière les commandes, ce qui n’est pas rien. Toujours est-il que l’artiste continuera de prendre son envol à travers ces onze nouveaux titres à mi-chemin entre bedroom-pop et indie pop arty tels que le morceau d’ouverture nommé « Hier » plantant le décor avec soin mais également « Maybe I Should Be Softer » et « La balle » où l’on retrouve cette délicatesse qui a fait sa renommée jusqu’ici.

Et ce n’est que le début car I Should Be Softer poursuit dans cette voie avec d’autres compositions aux arrangements riches et gentiment 70’s menées au piano à l’image de l’ironiquement titré « Kill The Piano » et de « Lass uns gehen ». Tiraillé entre le français, l’anglais et l’allemand, le propos d’Oberbaum n’en reste pas moins universel et poétique notamment sur « Les Bouleaux » ou sur « Bitch » résolument somptueux avant de naviguer vers de nouveaux horizons sur « Do I Know Me » et sur « Hier » en guise de conclusion vertigineuse.

Le second album de la musicienne belge est un périple musical chaleureux où notre protagoniste (ainsi que Katie von Schleicher aux manettes) réussit à nous transporter avec cette douceur et cette délicatesse si nécessaire, ce dont on avait besoin pour attaquer la rentrée.

Note: 8/10