Julia, Julia – Sugaring A Strawberry

Personne ne pouvait s’attendre à ce que Julia Kugel puisse briller en solo il y a quelques années de cela. La membre de The Coathangers et de Soft Palms nous avait tant envoûté avec son premier album nommé Derealization (chroniqué ici) lui permettant de se mettre à nu de la plus belle des manières. En cette rentrée, elle retente l’expérience avec son successeur tant attendu du nom de Sugaring A Strawberry.

Il suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par la douceur psych-folk que nous offre Julia, Julia tout au long de ces dix splendides ballades à la fois chaleureuses et mystiques. Sugaring A Strawberry est l’occasion idéale pour elle de parler de son désarroi face à un monde de plus en plus aveuglé par l’intelligence artificielle et moins par l’humanité à travers des compositions épurées telles que « Bound » qui ouvre le bal de la plus belle des manières avant de prendre son envol sur les déchirants « A Love That Hurts » et « Breathe » notamment. Comme quoi, un peu de douceur ne fait pas de mal.

Toujours aussi intimiste, solennel et atmosphérique, on se laisse de nouveau happer par la beauté fragile des compositions de Julia, Julia qui atteindront de nouveaux sommets. C’est d’autant plus notable lors des écoutes de perles solennelles comme « Feeling Lucky » ou encore « Flickering Light » possédant quelque chose d’Eerie Wanda dans l’âme où la membre de The Coathangers continue de se mettre à nu avant que sa vulnérabilité ne continue de nous toucher sur « I Know » et sur « Stalemale » entre autres. Ajoutez ceci à l’ascensuer émotionnel vertigineux du final nommé « One Of Us Cannot Be Wrong » pour obtenir un second album aussi bien cathartique que bouleversant rappelant tout le talent de compositrice de Julia, Julia capable de nous frissonner comme personne.

Note: 9/10