
Beaucoup d’entre nous ont découvert Opac avec leur précédent album nommé Songs For A Second Grace il y a deux années de cela maintenant. Le supergroupe indie folk tourangeau mené par Pierre-Alexis Cottereau a réussi à nous émouvoir à travers ces compositions absolument nostalgiques qui n’auront pas fini de faire pleurer les chaumières. Cette année, il reviendra nous émouvoir une fois de plus avec son successeur qui s’intitule Dans Mille Ans.
Cette fois-ci, Opac ,qui opte cette fois-ci pour la langue de Molière, revient aux sources de sa musique en s’éloignant des ambiances orchestrales pour quelque chose de plus dépouillé. Ceci dit, l’émotion reste toujours aussi présente dès les premières notes de « Rome » après une introduction cotonneuse où le tourangeau viendra puiser son inspiration auprès de Jessica Pratt et de Sufjan Stevens notamment lors des écoutes de « Ma ville d’antan » et de « Le bassin » pour les moins épurés.
Et ce n’est pas fini car Opac continue de privilégier cet aspect solaire et mélancolique tout au long de ce Dans Mille Ans riche en émotions en tous genres. Que ce soit sur des titres introspectifs tels que « Le printemps fait d’or » notable pour ce songwriting presque Polnareff dans l’esprit et « Brûler », l’artiste impressionne par cette méticulosité hors normes, même pour cette magnifique reprise de « File la laine » de l’artiste Robert Marcy. Prenant de l’ampleur avec en prime « La chanson de nos pères » et « Fin du western » des plus cristallins, ce nouvel album d’Opac surprend par cette intemporalité et par cette grâce cristalline qui se dégage à chaque note si précieuse.
Note: 8/10
