
Beaucoup d’entre nous ont découvert KAU à travers leur premier album détonnant du nom de The Cycle Repeats il y a deux années de cela maintenant. Le trio de jazz bruxellois composé de Jan Janzen aux claviers, de Matteo Genovese à la basse ainsi que d’André Breidlid à la batterie a réussi à se faire une place confortable avec leur fusion musicale hors du commun ainsi qu’avec leur réputation scénique pour la moins redoutable. L’heure est venue de passer au stade de la confirmation avec leur successeur qui s’intitule Unknown Waveforms.
On retrouve ainsi au programme dix-sept compositions où leur jazz hybride ira arpenter des influences tantôt hip-hop tantôt broken beat de la plus belle des manières. S’ouvrant sur un « opening_words » des plus immersifs, KAU nous embarque dans une odyssée complètement folle et inouïe où chaque musicien ira briller chacun de leurs côtés afin de nous offrir des improvisations taillées sur mesure telles que sur « morph_303 » ou encore sur « stratford » qui suivent. Il est facile d’imaginer ce Unknown Waveforms comme un film sonore traitant du conflit bien complexe entre l’humain et la machine mais également la promesse d’un avenir éblouissant et la crainte de l’obscurité.
KAU marche sur les pas d’Alfa Mist, Ezra Collective mais aussi de Khruangbin à travers ces trouvailles sonores et ces ruptures de tonalités mènent totalement la danse notamment lors des écoutes de « isle_of_man », « glow », « dive_deep » et j’en passe. C’est en mêlant les mélodies entêtantes et le groove synthétique que le trio bruxellois réussit à tirer son épingle du jeu en redonnant ses lettres de noblesse au jazz instrumental libre avec « ping_pong » et « heads_up » et qui fera de ce Unknown Waveforms une épopée musicale incontournable.
Note: 8/10
