
Depuis quelques années maintenant, Yazmin Lacey continue de monter en puissance dans le paysage musical londonien. La chanteuse et musicienne a su mettre le monde d’accord avec un précédent album du nom de Voice Notes il y a deux années de cela l’ayant placé au premier plan dans le courant soul/jazz actuel qui lui permettra de collaborer avec Ezra Collective l’an dernier, ce qui n’est pas rien. Cette année, elle fera son retour radieux avec son successeur qui s’intitule Teal Dreams.
A l’heure où la saison automnale pointe le bout de son nez, quoi de mieux que de laisser entrer le soleil en musique ? Il suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par la douceur du morceau-titre introductif où Yazmin Lacey s’éloigne quelque peu des influences jazz pour laisser entrer des sonorités plus caribéennes notamment sur « Two Steps » avec ce sample de guitare espagnole concocté par le producteur Miles James et sur « Love Is Like The Ghetto » qui suivent entre autres.
Teal Dreams viendra nous enivrer avec cette bonne dose de vibrations positives avec également « Wallpaper » qui est une véritable réinterprétation moderne de Lover’s Rock mais encore « Worlds Apart », « Rear View » et « No Promises » où Yazmin Lacey mêle sans vergogne R&B, jazz, soul et reggae pour un résultat absolument groovy et onctueux. Une preuve que notre protagoniste londonienne sait montrer sa versatilité hors normes à travers d’autres compositions douces et confiantes que sont « Wild Things », « Ain’t I Good For You » ou bien même « Ribbons » même quand elle conviera TYSON le temps d’un « Water ».
En transformant son vécu personnel en émotions universelles, ce nouvel album qui s’achève sur un « Longest Way Around » viendra élargir les horizons de Yazmin Lacey qui n’aura pas fini de nous enivrer.
Note: 8.5/10
