
Cela fait un petit bout de temps que nous étions sans nouvelles de Penelope Isles. Il fallait remonter à l’année 2021 avec leur précédent album nommé Which Way To Happy avant que la formation britannique se mette en retrait. On a vu Jack Wolter s’émanciper de son côté en produisant l’album posthume de Nell Smith paru au printemps dernier. Et c’est justement lui qui nous intéresse car il présente son side-project solo du nom de Cubzoa avec un premier album nommé Unfold In The Sky.
Il suffit d’appuyer sur la touche Play et de se laisser emporter par la fraîcheur à la fois intime et cosmique de Cubzoa qui est exprimée dès les premières notes de « In 2 Worlds » amorcé par la voix d’Anna B Savage. Le musicien de Brighton réussit à combiner allures industriels et influences jangle-pop, où l’art de mêler chaos et harmonie de la plus belle des manières tout comme sur le plus mélodique « Choke » conviant les chœurs de Nanna Schannong de Lowly ainsi que sa sœur Lily sur les guitares clinquantes de « Mid Air Collider ».
Unfold In The Sky réussit à allier indie folk, bedroom-pop onirique et electronica expérimentale du plus bel effet à travers cette expérience sensorielle où l’intime côtoie l’universel. Cubzoa n’aura pas fini de nous enivrer notamment lors des écoutes des oniriques « I Dreamed A Beach » aux arrangements voluptueux ainsi que de « Turtle » presque hivernal dans l’esprit où ce mélange entre l’orchestral, le mécanique et l’organique continue de nous émerveiller. Poursuivant cette exploration pleine d’émotions avec « Barcelona » notable pour ce clin-d’oeil à Penelope Isles et « Chewin’ On My Lips », il n’aura pas fini de nous étonner sur ce disque riche en sonorités en tous genres comme le plus électronique « Dance With Me » rappelant aussi bien Bicep que Rival Consoles.
Ce périple musical s’achève sur un « Unfold In The Sky » placé sous le signe de l’amour et de la rédemption. Cubzoa signe une première œuvre à la fois cristalline et hypnotique brouillant les pistes entre les mélodies fumeuses et les vagues synthétiques de la plus belle des manières rappelant le génie de Jack Wolter.
Note: 8.5/10
