
Qui aurait crû que Max Baby allait remporter les suffrages en un an ? Le musicien autodidacte biberonné à la musique de Julian Casablancas a explosé avec un premier EP remarquable du nom de Out Of Control, Into The Wall l’an dernier qui était une véritable manifestation entre nappes électroniques éthérées et riffs percutants avec cette esthétique digne des années 2000. Tous les yeux sont rivés sur lui et tout le monde se l’arrache (Hannah Jadagu, Clara Luciani, Goldie Boutilier…) mais notre protagoniste garde la tête froide car il revient avec son successeur qui s’intitule Break.
A l’heure où je vous parle, Max Baby cartonne ces dernières secondes non seulement avec sa propre musique mais en produisant pour les autres. Vous savez que c’est lui qui est à l’origine du tube de la fin d’année qu’est « melodrama » de disiz et de la boss lady Theodora ? C’est presque comme si il pouvait rajouter une étoile à son maillot, mine de rien. Mais revenons à ce Break: que va-t-il nous réserver cette fois-ci ? Et bien le premier morceau nommé « Dogma » nous accueille dans un univers beaucoup plus viscéral. Il est question de chaos interne, d’adrénaline et de destruction avec des titres à l’image de « Playground » et de « Feet » où il brouille les pistes entre la force et la fragilité. Cette fusion entre riffs tranchants et allures électroniques bien radicales tout en restant éthéré dans l’esprit continue de prendre de l’ampleur notamment sur « Fakdap » et sur « Always » absolument ensorcelants montrant que notre rockeur au cœur tendre souhaite sortir de sa zone de confort pour trouver un équilibre de manière remarquable. Et avec Break, nul doute qu’il ira encore plus loin avec cette énergie brute et attachante qui lui sied à merveille.
Note: 7.5/10
