
Je n’ai vraiment pas besoin de vous rappeler les faits d’arme de Nightmares On Wax. Vraiment non, vous connaissez tous l’histoire je crois. Et puis, il y a la flemme aussi. Toujours est-il que le légendaire DJ britannique n’avait pas donné signe de vie depuis son Shout Out! To Freedom… paru quatre années plus tard qui n’a jamais été chroniqué dans nos colonnes. Mais quand George Herbert Evelyn fait son retour, cela reste un événement avec Echo45 Sound System.
Une fois n’est pas coutume, Nightmares On Wax viendra parler son inventivité musicale toujours aussi infaillible tout au long de ces treize nouveaux titres absolument colorés. Le DJ et producteur britannique s’inspire de la culture sound system de Leeds qu’il a connu étant jeune et qu’il viendra rendre hommage avec beaucoup d’émotions dès le départ avec « Echo45, We Are! » en compagnie d’Oscar Jerome plantant le décor comme il se doit. Bien évidemment, cet héritage sonore qu’il nous offre saura nous envoûter comme il se doit à travers ce carnet d’adresses prestigieux et cette incroyable fusion musicale entre soul, dub et hip-hop.
Au programme de ce Echo45 Sound System (qui est tiré du nom de sa vieille enceinte abimée qu’il a acheté à £5), on retrouve le crooner dub Liam Bailey à plusieurs reprises à travers des ritournelles bien dub comme « Desire » avec également Haile Supreme sans oublier les ensorcelants « Echo45 », « Mumzie Cut » ainsi que le final triomphal du nom de « Hop-To-Mystic ». Entre légendes comme Mos D… euh pardon Yasiin Bey qui préfère chanter que rapper sur « Bang Bien » et d’autres noms confirmés à l’image de Greentea Peng sur le délicieux « I Remember » ou de Sadie Walker le temps d’un « True » et « Starwood Bound », le génie infaillible de Nightmares On Wax réussit à nous faire vibrer comme jamais de bout en bout avec entre autres « Holding On » en conviant Ladi6 et « Wind of Change » avec Yarah Bravo. Un soundsystem aussi vibrant qu’émouvant que celui de Echo45, on en redemande.
Note: 8/10
