SHOLTO – The Sirens

Il aura fallu deux albums pour que SHOLTO puisse faire une entrée remarquable sur la scène actuelle. Le compositeur et producteur londonien avait tout de même frappé fort avec son précédent disque Letting Go of Forever paru l’an dernier absolument cinématographique. C’est en maintenant cet équilibre qu’il viendra de nouveau marquer son territoire avec The Sirens, son troisième album en trois ans.

SHOLTO reprend donc là où il s’est arrêté il y a un an maintenant. L’entrée en matière nommée « Smooth Sailing » en compagnie de Phoebe Coco annonce la couleur de ce The Sirens prêt à nous dépayser instantanément. Cette soul cinématographique teintée de discrètes touches jazz prendra une tournure beaucoup plus onirique et mystique notamment lors des écoutes de « Persephone’s Perception » ou bien même de « El Faro » et « Tied To The Mast » qui suivent.

Il suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par ce décor presque paradisiaque mais utopique. Tandis que l’on se laisse bercer par les harmonies jazz délicates, les cordes frémissantes et cette harpe qui nous procure d’innombrables frissons notamment lors des écoutes de « Ghibli’s Dream » mais également de « Lamia » et de « Purple Flow » avant que SHOLTO ne redouble d’ambitions avec des collaborations taillées sur mesure notamment lors de l’intervention du claviériste Thomas Mcbrien qui brille de mille feux sur « Temptress » mais aussi de la comédienne Léa Petges sur la voluptueuse nommée « Invisible Conductor of The Orchestra (Come With Me) » en guise de générique de fin, amorçant un dur retour à la réalité.

Les songes oniriques de The Sirens viendront nous emporter au lointain, c’est un fait. Tout simplement grâce à l’expertise de SHOLTO qui demeure un chef-d’orchestre exceptionnel avec cette ambiance soul-jazz chaleureuse qui demeure exceptionnelle à chaque note. Très vite, on est happé par le chant des sirènes.

Note: 8/10