
En l’espace de quatre albums, Sis and The Lower Wisdom réussit à se faire une place confortable dans le paysage musical actuel. La formation californienne menée par la musicienne multi-instrumentiste Jenny Gillespie Mason avait rayonné avec son précédent album nommé Vibhuti paru il y a un an et demi et qui fut un sacré bijou. Et pour bien débuter cette année, ils signent leur retour avec déjà un successeur qui se nomme Saints and Aliens.
C’est en battant le fer tant qu’il est encore chaud que Sis and The Lower Wisdom continue d’enivrer son auditoire. On retrouve ce subtil mélange de spiritual-jazz et de house lounge teinté d’indie pop psychédélique pour un résultat ô combien savoureux faisant des merveilles sur « Crocus Man » qui ouvre le bal avec soin. Entre l’interprétation somptueuse de Jenny Gillespie Mason et les arrangements à la fois solaires et cosmiques, il n’y a qu’un pas notamment sur les morceaux à la fois dépaysants et sereins comme « Big Bend (Oh Jai Ma) » et « Wolf Child » qui suivent.
La musique de Sis and The Lower Wisdom se bonifie comme un bon vin et c’est à travers des compositions d’orfèvre qu’ils arrivent une fois de plus à attirer l’attention. Que ce soit sur le morceau-titre ou bien sur le plus méditatif « Yoga of The Soul’s Release », Saints and Aliens est du bon cru qui se complète avec d’autres moments forts tels que « Luce » et « Yasholipsa » riches en sensations auditives. La formation californienne tire son épingle du jeu dès le début de l’année avec ce cinquième disque à la fois groovy et cotonneux.
Note: 9/10
