ALAASKA – Monoï

Depuis les années 2000, Jérôme Plasseraud a réussi à se faire une place confortable dans le paysage musical francophone. Mais il aura fallu attendre ce début d’année pour qu’il puisse enfin faire parler de lui avec son side-project ALAASKA, inspiré par sa passion pour les films de surf. L’heure est venue pour le musicien multi-instrumentiste de sortir des sentiers battus avec son premier album nommé Monoï.

Très rapidement, on navigue dans son univers musical à mi-chemin entre lounge music, soul psychédélique et pop instrumentale tout au long de ces douze compositions absolument immersives et cinématographiques. Démarrant en trombe avec un « Replay », ALAASKA viendra nous transporter vers des îles indonésiennes volontairement fantasmées à travers d’autres morceaux tels que « Music For Pools » et « Bangkok » entre autres où il réussit à faire le grand écart entre Shuggie Otis, Khruangbin et épopées dignes de Sergio Leone.

Définitivement immersif, la musique d’ALAASKA est l’équivalent d’une exploration dans des contrées tropicales en couleur pastoral notamment lors des écoutes de « Naomi » et de « Wellspring ». Le musicien multi-instrumentiste privilégie les arrangements vintage avec des reverbs de guitare bien sentis, des claviers rétro ainsi que des rythmiques chaleureuses pour plus de sensations fortes notamment lors des écoutes de « Zé » et de « Hollywood » avant de prendre de la hauteur avec une conclusion vertigineuse du nom de « Philicorda ». Avec Monoï, nul doute qu’ALAASKA viendra marquer les esprits avec cette musique voyageuse et teintée d’une certaine nostalgie.

Note: 8/10