
On avait laissé Courtney Marie Andrews en pleine forme avec son précédent album nommé Loose Future il y a plus de trois années de cela maintenant. L’autrice-compositrice-interprète originaire de Phoenix n’aura pas fini de s’imposer sur la scène américaine avec ses compositions sereines et pleines d’émotion. Et c’est en ce début d’année qu’elle fera un retour en grâce avec son dixième (!) album qui s’intitule Valentine.
Alors que son prédécesseur faisait entrevoir pour la première fois un soupçon d’optimisme, ce Valentine est clairement son opposé. Conçu durant l’une des périodes les plus sombres de sa vie, Courtney Marie Andrews viendra donner sa vision de l’amour tout au long de ces dix nouvelles compositions. Toujours aussi tiraillé entre Americana et indie folk, notre protagoniste continuera d’apporter une réflexion mûre de l’importance de la connexion humaine dès le départ avec « Pendulum Swing » qui nous accueille avec tant d’élégance avant de prendre son envol avec « Keeper » et « Cons and Clowns » qui suivent.
Et c’est avec cette délicatesse que Courtney Marie Andrews retient de nouveau notre attention sur ce Valentine si doux-amer. Que ce soit sur « Little Picture of Butterfly » ou sur « Outsider », on sent que notre protagoniste a traversé de nombreuses zones de turbulences dans sa vie mouvementée mais fait preuve d’une certaine sagesse qui rayonne tout au long. C’est avec d’autres sublimes compositions à l’image de « Everyone Wants To Feel Like You Do » ou de « Only The Best For Baby » que Courtney Marie Andrews tire son épingle du jeu afin de trouver une certaine lucidité et une certaine sérénité sur « Hangman ». Comme quoi, le pouvoir de l’amour est efficace et ce malgré nos états d’âme.
Note: 8/10
