
A ce stade, je n’ai vraiment pas besoin de présenter Dirt Buyer. En l’espace de deux disques, le musicien originaire de Brooklyn continue de faire frémir la concurrence avec ses compositions à la fois immersives et incisives qui lui permet de se faire une place confortable dans l’indiesphère américain. Deux ans et demi après son second volet, il viendra de nouveau frapper fort avec son successeur qui viendra clôturer cette saga musicale si passionnante.
Dès le départ, Dirt Buyer viendra mettre les bouchées doubles avec cette introspection qui prendra une tournure plus ténébreuse avec la percutante introduction nommée « Baseball ». Moins lo-fi, plus électrique et plus cathartique que jamais, Joe Sutkowski viendra cicatriser ses maux les plus profonds qu’il l’a terriblement affecté dans son passé, que ce soit sur « For Me », « Halfway » et sur le plus explosif « Bullshit Fuck » qui suivent. C’est en explorant les différents obstacles de la vie d’adulte que le musicien de Brooklyn saura nous émouvoir comme jamais.
Le troisième volet des aventures de Dirt Buyer continue de nous passionner avec des morceaux viscéraux à l’image de « Betchu Won’t » ou bien même de « Get To Choose ». Inspiré de ses récents passages à vide (alcool, relations abusives et à sens unique…), le one-man-band de Brooklyn n’a jamais été aussi touchant dans son storytelling qui est parfaitement mis en avant notamment sur « Wait On The World » ou sur « Multizeal » avant de trouver une véritable lueur d’espoir vers la fin avec les entêtants « Old As Sin » et « When You Were A Kid ». Tous les ingrédients sont réunis pour que Dirt Buyer puisse enfin voler de ses propres ailes avec cette saga musicale absolument fascinante. En espérant qu’une nouvelle saga musicale aura lieu d’ici les prochains jours, ceci dit.
Note: 8.5/10
