
Direction Allen dans le Texas pour partir à la rencontre d’un talent brut du nom d’August Ponthier. Il aura fallu une poignée d’EPs pour que l’artiste puisse faire une entrée fracassante dans le game avec ce subtil mélange entre indie folk et ascensions alt-country. L’heure est venue pour l’artiste de confirmer avec l’arrivée de son premier long-format du nom d’Everywhere Isn’t Texas.
A travers ces dix nouvelles compositions, August Ponthier viendra nous raconter son histoire. Elevé.e dans une éducation religieuse, l’artiste de Texas qui s’est installé.e à Brooklyn viendra défier son passé tortueux à travers sa musique aussi bien émouvante que captivante dès le début avec « World Famous » avant de prendre son envol avec d’autres compositions reluisantes telles que « Ribbons + Taxes » et « Handsome » qui suivent.
Il est question de trauma générationnel, d’enfance difficile, de crise de foi tout au long de ce Everywhere Isn’t Texas qui n’aura pas fini de nous émouvoir. August Ponthier, qui a récemment fait son coming-out non-binaire, célèbrera également son identité queer à bon escient tout en dévoilant aussi bien sa vulnérabilité que ses forces avec d’autres morceaux emballants que sont « Betty » ou encore « Karaoke Queen » avant de voler de ses propres ailes une bonne fois pour toutes avec « Angry Man » et « Bloodline » à mi-chemin entre Phoebe Bridgers et Taylor Swift avec une pincée de Kacey Musgraves. Avec Everywhere Isn’t Texas, iel en ressortira grandi.e après avoir exploré sa relation complexe avec le Texas bien conservateur et extrémiste afin de briller de mille feux.
Note: 7/10
