
Au final, j’avais peut-être eu raison sur Bonne Nuit. Il y a deux années et demi de cela, j’avais dit qu’il fallait attendre un petit bout de temps pour que le duo vendéen puisse marquer les esprits avec leur premier EP d’ici un an ou deux. Et bien, à partir de là, ils ont commencé à écumer les scènes, notamment la dernière édition du Biches Festival, Solidays ou au MaMA mais aussi en faisant la première partie de Zaho de Sagazan en personne. C’est dire. Maintenant que Théodore Babarit et Étienne Coutand ont acquis une solide réputation scénique, l’heure est venue pour eux de passer la seconde avec Crier Vomir Pleurer.
Le morceau-titre plante le décor et on se familiarise de nouveau avec leur univers musical à la fois tendre et brutal. Bonne Nuit prendra un virage légèrement électroclash et alt-pop électronique tandis que le duo nous offre une sublime tempête entre colère retenue et ironie mordante avec une pointe de désillusion, notamment sur « Montréal » et sur « Plus rien dans la tête ». Avec Crier Vomir Pleurer, le tandem dévoile la bande-son idéale d’une génération qui voit le monde s’écrouler sous ses yeux et réussit à le retranscrire à travers cette énergie surnaturelle que l’on retrouve notamment sur « Krema » et sur « On a bien rigolé » en guise de conclusion plus libératrice. Nul doute que Bonne Nuit est paré pour conquérir de nouveaux cœurs avec ce nouvel EP survolté.
Note: 7.5/10
