
Il y a des artistes qui ont longtemps été dans l’ombre et qui ont le mérite de connaître la lumière. C’est notamment le cas de Louise Charbonnel que beaucoup de gens l’ont connu dans la troupe musicale Starmania où elle incarnait Marie-Jeanne en doublure avant de prendre son indépendance. On l’a vu notamment lors des iNOUïS du Printemps de Bourges l’an dernier et suite à cela, la machine s’est mise en route. L’heure est venue pour elle de s’imposer avec son premier album nommé How To Be Confused About Happiness.
On retrouve donc dix titres où Louise Charbonnel nous entraîne dans un univers musical où l’analogique et le synthétique ne font qu’un. S’ouvrant sur un « Spaces » immersif, la musicienne multi-instrumentiste française explore la thématique du bonheur avec d’autres pièces épurées à l’image de « Lady Blue » ou encore de « Flowers » entre autres et qui plante le décor avec soin et beaucoup d’élégance. A mi-chemin entre Agnes Obel, Tamino et James Blake, How To Be Confused About Happiness sait nous dépayser dès les premières notes.
A travers son écriture poétique qui fait mouche sur « Little Blue » ou encore sur « Skin » et « Landscape », on oscille entre le ciel et la Terre de façon magnétique. Louise Charbonnel sait mélanger l’acoustique et l’électronique avec cette sensibilité hors normes que l’on retrouve encore sur « Come » ou sur la conclusion absolument bouleversante du nom de « Mother Nature’s Suicide » et qui fera de How To Be Confused About Happiness une épopée musicale riche en émotions fortes. De quoi embarquer dans l’univers foisonnant de Louise Charbonnel aisément.
Note: 8/10
