Kristin Hersh – Sugar on Blackstone

On avait laissé Kristin Hersh en pleine forme avec son précédent album nommé Clear Pond Road il y a trois années de cela maintenant. La musicienne de Throwing Muses poursuit sa carrière solo de façon sereine et n’a presque plus rien à prouver vu qu’elle a marqué sa légende. En cette rentrée, l’heure est venue pour elle de frapper de nouveau fort avec son successeur tant attendu du nom de Sugar on Blackstone que l’on décryptera ici.

Ici, Kristin Hersh compte nous émouvoir tout au long de ces onze nouveaux morceaux pour les moins vibrants et introspectifs. On appuie sur la touche Play et on se laisse emporter par les arrangements doux-amers du féérique « Dark Eyed Junco » qui prendront de l’ampleur avec d’autres compositions intimistes à l’image de « Moths » et de « Silver Beach » qui suivent. C’est en explorant la vie et la mort ainsi que ces petits moments de l’enfance qui façonnent un être humain à l’avenir que la membre de Throwing Muses compte tirer son épingle du jeu avec des morceaux absolument lancinants que sont « Silver Beach » faisant référence à la tragique incendie qui a embrasé tout Los Angeles en début d’année dernière ou encore la magnifique et onirique « Pink Nightgowns » pour les moins impressionnants de maîtrise.

Sugar on Blackstone est notable par cette variation d’ambiances et de rythmes qui laissera bouche bée, notamment lors des écoutes du grungy « 101 Run » notable par cette touche psychédélique peu déplaisante mais encore « Sundial » et « Snow White Lies » aussi luxueux que cathartiques. Une occasion idéale pour Kristin Hersh d’exprimer sa vulnérabilité de la plus belle des manières avec entre autres d’autres morceaux pour les moins poignants que sont « Dom In Orange » et la conclusion résolument solennelle du nom de « Samson » et qui fera de Sugar on Blackstone un des plus beaux disques de sa discographie solo qui mérite son lot d’attentions.

Note: 8/10