
On avait laissé Jeffrey Silverstein en pleine forme avec son précédent album nommé Western Sky Music il y a trois années de cela maintenant. Le musicien américain continue son ascension avec son univers à la fois cosmique et solitaire qui lui a permis d’élargir un peu plus ses horizons. Chose qu’il va continuer de faire avec son successeur qui s’intitule Doggone.
Cela fait des années que Jeffrey Silverstein est installé dans le nord-ouest du Pacifique mais cette fois-ci, notre protagoniste se sent bien à l’aise. Et c’est à travers ces neuf nouveaux morceaux absolument dépaysants que le musicien dévoile sa facette beaucoup plus apaisée, avec le morceau d’ouverture nommé « Coming Back Around » annonçant la couleur d’emblée. C’est en mêlant sans vergogne psych-folk, outlaw country et ascensions krautrock qu’il sait attirer l’attention avec les grooves moelleux qui dictent des titres à l’image de « Drop A Dime » ou bien également de « Amblin » entre autres.
Doggone convie entre autres de nombreux amis et collaborateurs venus de tous horizons, à commencer par le producteur Ryan Oxford mais encore Dana Buoy à la batterie et Alex Chapman à la basse, sans oublier Devandra Banhardt que je ne présente plus sur le chatoyant « Drop A Dime » ainsi que Merle Law que l’on entend entre autres sur « Realize ». Pour le reste, Jeffrey Silverstein étonne avec ces arrangements expansifs et soyeux qui font des merveilles notamment sur les morceaux instrumentaux méditatifs que sont « Patchouli » et « Portland Works » avant de s’achever sur « Helluva » et « Onlyness » qui sont d’une profondeur somptueuse. Vous obtiendrez ainsi un Doggone contemplatif de la part d’un artiste qui scrute l’horizon de loin et prêt à nous en mettre plein les oreilles.
Note: 8/10
