DMA’s – Hills End

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Dès leur arrivée dans le game, DMA’s est directement considéré comme étant les Oasis australiens. En entendant leurs premiers titres comme « Delete » en 2014 ainsi que leur premier EP éponyme, il y a de quoi faire la comparaison: les intonations vocales de Tom O’Donnell ont de quoi faire penser à ceux de Liam Gallagher et leurs capacités mélodiques sont presque semblables au groupe de Manchester. La seule différence, c’est que le trio australien n’est pas prétentieux, la preuve avec leur premier album Hills End produit par Mark « Spike » Stent qui n’est autre qu’un des producteurs de… Oasis. Tiens donc !

Dès les premiers titres « Timeless » et « Catchy », DMA’s déballe leur savoir-faire avec des mélodies accrocheuses sentant bon les années 1990 aux riffs de guitare bien acidulés. Lorsqu’ils ralentissent un peu la cadence, c’est là qu’ils arrivent à toucher l’auditeur par leur sens de la mélodie comme sur les ballades apaisantes et envoûtantes que sont « Delete » (avec ses fameux « Just let it all out » qui rentrent dans la tête facilement et son final quasi-shoegaze), « Step Up The Morphine » et « So We Know » avec un final bien électrique. On sent une réelle alchimie entre les riffs mélodiques concoctés par Johnny Took et Matt Mason et la voix captivante de Tom O’Donnell, notamment sur les tubesques « Too Soon » et « In The Moment » à mi-chemin entre The Smiths et The Verve qui sentent bon pour les futures prestations live.

Mais la seconde partie de l’album nous a fait pencher la balance du côté très très positif. Ici, DMA’s pousse la créativité mélodique encore plus loin. Je compte plus le nombre de fois où j’ai violé le bouton Replay de « Melbourne » à « Play It Out » mais toujours est-il qu’ils jouent la carte de la séduction. Entre hymnes britpop raffinées (« Melbourne », « Straight Dimensions », « The Switch ») et ritournelles éthérées (« Blown Away »), c’est comme si quelque chose de spirituel et de spécial se passe entre nous et leur musique. Les mélodies se font plus envoûtantes et on n’a pas vraiment envie de connaître la fin et pour le coup, le trio australien a réussi son pari.

DMA’s a frappé très fort avec leur premier album nommé Hills End. Ce n’est pas qu’un hommage à la britpop des années 1990 où Blur et Oasis se battaient pour le trône mais c’est surtout une oeuvre à part entière où les compositions sont d’une efficacité mélodique remarquable grâce à la complémentarité des trois Australiens. On suivra leur aventure de très près à condition qu’ils ne se foutent pas sur la gueule comme les frères ennemis du groupe mythique mancunien.

Note: 8.5/10

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