Orchestra Baobab – Tribute To Ndiouga Dieng

Beaucoup de pays africains possédaient leur orchestre musical qui a à tout prix marqué l’histoire de la musique afro. Il y a eu le Tout-Puissant Orchestre OK Jazz mené par le regretté Franco Luambo ou encore l’Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou mais on ne mettait pas assez en lumière Orchestra Baobab. Le collectif musical sénégalais a marqué son histoire avec une discographie d’enfer durant les années 1970 avant de se séparer en 1987 et de se reformer en 2001. 10 ans après leur dernier album Made in Dakar, ils se remettent en selle avec leur nouvel opus intitulé sobrement Tribute To Ndiouga Dieng.

Le nom est tout simplement éloquent car Ndiouga Dieng, un des membres fondateurs du groupe, nous a quitté en novembre 2016 et Orchestra Baobab lui rend hommage à cet album pourtant plein de vie à commencer par les vibrants « Foulo », « Fayinkouko » et « Magnokouto ». Encore une fois, on se laisse bercer par ses notes de kora, ses cuivres chaleureux et ses rythmes presque afro-cubains, sans oublier la voix pleine d’émotion d’Alpha Dieng, fils de  Ndiouga, qui se voit la lourde tâche de reprendre le flambeau de son père avec brio.

Même si il est le principal vocaliste de l’album, on pourra compter sur le retour du légendaire Thione Seck qui a quitté le groupe en 1979 sur la version 2017 incroyablement raffinée du cultissime « Sey ». On retrouve également Balla Sidibe qui chante sur le dansant « Mariama » et sur le chaloupé « Caravana » porté sur le deuil. En fait, on repère de nouvelles têtes au sein de ce collectif comme le joueur de kora Abdouleye Cissokho remplaçant le guitariste Barthelemy Attisso qui se débrouille à merveille sur cet opus. Le line-up a beau changé mais on reste toujours aussi satisfait du résultat final et Orchestra Baobab est en parfaite harmonie surtout sur des bijoux comme « Woulinewa », « Douga » ou encore l’ultime hommage à son fondateur nommé « Alekouma » qui est placé en toute fin d’album.

Dix ans après leur dernier album, Orchestra Baobab revient encore plus fort et plus soudé que jamais en adressant leurs adieux au légendaire vocaliste Ndiouga Dieng. Le collectif sénégalais n’a peut-être pas atteint les sommets de leur cultissime album Pirate’s Choice de 1982 mais il continue de rassembler toutes les générations à travers leur musique généreuse qui nous fait voyager très loin.

Note: 8/10

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