The New Pornographers – Whiteout Conditions

Trois ans après leur très bon album Brill Bruisers, The New Pornographers en a profité pour se disperser un peu partout. En effet, le groupe canadien possédait des projets solo comme Neko Case qui s’est réuni aux côtés de k.d. lang et Laura Veirs pour l’album collaboratif Case/lang/veirs l’an dernier (chroniqué ici), Todd Fancey qui a sorti son troisième album solo en début d’année (chroniqué ici), Kathryn Calder qui nous a impressionné avec son troisième opus en 2015 (chroniqué ici) ou encore Destroyer qui a reconnu la consécration avec Poison Season (chroniqué ici), et j’en passe… L’année 2017, pour les 20 ans d’existence, le groupe a décidé de se réunir pour un septième album intitulé Whiteout Conditions.

C’est surtout le premier album de The New Pornographers sans le batteur Kurt Wahle (qui a quitté le groupe en 2014) et sans Dan Bejar, un des membres fondateurs du groupe. Mais rassurez-vous, ce dernier n’a pas quitté le groupe, il n’a tout simplement pas eu le temps de contribuer à l’opus. Ce dernier prépare un prochain album de Destroyer à paraître d’ici peu de temps. Mais quid de Whiteout Conditions ? Rassurez-vous encore une fois, on retrouve la power-pop de qualité sur cette septième galette, à commencer par les percutants « Play Money », le duo Newman/Calder sur le single catchy « High Ticket Attractions » ou encore l’extraordinaire « This Is The World Of The Theater » avec une Neko Case en pleine forme.

Comme son album précédent, Whiteout Conditions continue sa lancée en incorporant des synthés et s’éloigne quelque peu du son organique qui a fait leur réputation. Il n’y a qu’à citer le morceau-titre lumineux et très synthpop, le très ambitieux « Second Sleep » aux loops vocaux renversants et son beat bien appuyé ou encore le rétrofuturiste « Clock Wise » qui nous ramènerait 3 à 4 décennies en arrière pour témoigner de l’incroyable évolution musicale du septuor. Avec toutes les bonnes qualités que l’on puisse trouver à ces compositions, on ne pourra pas non plus faire l’impasse sur de bonnes trouvailles plus dépouillées comme « We’ve Been Here Before » où le trio Newman/Case/Calder nous fascine avec leurs chants harmonieux ainsi que « Colosseums » intervenant que Newman et Case, sans oublier la conclusion sympathique du nom de « Avalanche Alley » qui synthétise parfaitement l’ambiance générale de l’opus: harmonieux et dantesque.

En faisant l’inventaire sur la situation mondiale actuelle, The New Pornographers continue à tracer son bonhomme de chemin et arrive à palier l’absence de Dan Bejar en la comblant de synthés et de claviers. Même si l’on parvient à regretter quelque peu son absence, les canadiens s’en sortent avec les honneurs en nous offrant un septième opus extatique et effervescent, faisant ressortir tous les atouts des sept membres.

Note: 7.5/10

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