Queens Of The Stone Age – Villains

Quand on évoque Queens of the Stone Age, on pense tout de suite à notre adolescence obnubilé par leur musique enjouée et riche en caractère. C’est avec leurs deux chefs-d’oeuvre – QOTSA en 2000 et Songs For The Deaf en 2002 – qu’on a tout de suite capté le génie musical de Josh Homme dont son empreinte reste indélébile pendant longtemps. Donc forcément chaque nouvel album du groupe reste un événement important dans l’histoire du rock et on était vraiment impatient de goûter leur nouvelle galette Villains qui est leur septième à ce jour.

Durant ces quatre ans qui ont séparé l’excellent …Like Clockwork et ce Villains dont je vais décortiquer, Josh Homme a été bien occupé durant ce laps de temps avec le retour d’Eagles of Death Metal avec leur album Zipper Down en 2015 (chroniqué ici) sorti un mois avant les infâmes attentats du 13 novembre qui auront totalement bouleversé et changé le groupe (comprenez Jesse Hughes qui a enchaîné bavure sur bavure et notre rouquin même si il n’était pas présent au Bataclan ce jour-ci) et a également signé le probable ultime opus d’Iggy Pop nommé Post Pop Depression (chronique ici). Décidément résolu de tourner la page du 13 novembre, il décide de remettre la machine QOTSA en marche et fait appel à Mark Ronson pour la production. Au final, que vaut ce énième come-back ?

N’ayez aucune crainte, Queens of The Stone Age n’a rien perdu de sa verve et il suffit d’écouter l’introduction bien enflammé « Feet Don’t Fail Me » pour être convaincu. Les riffs hard-rock se mélangent aux synthés vintage sur un rythme plus funky et dansant, grâce à la recette uptown funk de Mark Ronson qui marche du tonnerre. On peut en dire autant pour les accents boogie-rock de « The Way You Used To Do » montrant que notre rouquin veut faire danser son auditeur. Et pourtant, on se situe aussi bien dans la continuité de …Like Clockwork (« Hideaway » aurait très bien pu figurer sur ce disque) que celle de Post Pop Depression (la présence de Dean Fertita n’est pas étrangère pour autant) avec d’autres moments sauvages comme le stoner classique de « Domesticated Animals » et l’épileptique « Head Like A Haunted House » qui pourrait faire un malheur en live.

Passé la douce « Fortress », Josh Homme et ses compères s’éclatent comme ils peuvent en convoquant tour à tour les spectres de Bowie période Diamond Dogs, ZZ Top et Led Zeppelin sur les sensuels et hypnotiques « The Evil Has Landed » et « Villains Of Circumstance ». Queens of The Stone Age signe un comeback plutôt soigné avec Villains enjoué mais avec un léger goût d’inachevé ceci dit. Certains morceaux sont moins mémorables que d’autres et certains gimmicks peuvent légèrement agacer en flirtant avec le kitsch quelques fois. Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé pour autant car encore une fois, notre rouquin californien adoré répond présent à chacune de ses sorties, ce qui est le principal.

Note: 7/10

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