Barbagallo – Danse dans les ailleurs

Membre de Tame Impala et d’Aquaserge, Julien Barbagallo sait aussi gérer parfaitement sa carrière solo. La preuve, il nous a offert deux albums solo pour les moins réussis avec Amor de Lonh en 2014 et Grand Chien en 2016 tout en étant opérationnel sur les deux groupes. Après le grand retour du groupe toulousain l’année dernière, notre batteur préféré décide de frapper un nouveau coup avec sa troisième livraison discographique du nom de Danse dans les ailleurs.

Continuant sur sa lancée entre indie pop et folk chanté en français, Barbagallo prouve une fois de plus qu’il est un artiste à part. Danse dans les ailleurs ira convoquer les thèmes des promesses, de l’humanisme et des émotions humaines à travers des titres résolument pop comme « L’échappée » mais aussi « L’offrande », « Glisse » et « Nous ne sommes rien ».  Même si notre frenchy est dans son élément, on remarque quelque chose à l’écoute de son troisième opus: les sonorités psychédéliques se font quelque peu rares, ce qui faisait son originalité.

A la place, on retrouve des ballades comme « Longtemps possible » chanté aux côtés d’une voix féminine mais aussi « Les mains lentes ». Il regroupe tout de même quelques bonnes trouvailles à l’image de « Bouche sauvage » mais encore le final bien audacieux du nom de « Je me tais » même si ils ne sont pas du même acabit des deux prédécesseurs. Quoi qu’il en soit, Barbagallo avance paisiblement et sagement sur un Danse dans les ailleurs qui reste poétique avant tout même si on attendait à un petit plus de folie dans ce disque bien trop sage.

Note: 7/10