Sleaford Mods – Sleaford Mods / Eton Alive

Alors que revoilà les enfants terribles de l’Angleterre. Le duo caustique et acerbe Sleaford Mods a tapé sur tout ce qu’il bouge sur son album précédent nommé English Tapas (chroniqué ici) et ils en remettent une couche sur leur tout nouvel EP.

Voici donc cinq titres inédits où le duo de Nottingham crache une fois de plus sa verve à la face du monde de façon acide comme sur le titre d’ouverture intitulé « Stick In A Five And Go » mais également le punk dépouillé « Bang Someone Out ». Le punk-rap minimaliste donne plus d’espace aux textes cyniques certes mais truffants de vérité. Car oui, on dit souvent que la vérité blesse et c’est du moins ce que Sleaford Mods tente de transmettre sur « Gallows Hill » ou bien même sur la conclusion nommée « Joke Shop ». De quoi clore leur chapitre chez Rough Trade Records.

Note: 8/10

Après leur dernier EP paru en septembre dernier chez Rough Trade, les enfants terribles de Nottingham reviennent en indépendant cette fois-ci avec leur tout nouvel album intitulé Eton Alive paru sur leur toute nouvelle structure intitulée Extreme Eating Records.

Et ce n’est pas parce que Sleaford Mods a décidé de s’offrir la liberté de changer de maison de disques qu’ils se sont résolus à s’assagir pour autant. Non loin de là, avec leur post-punk rap minimaliste au rythme binaire et invariable, le duo continue à lever leur majeur (à leurs nouveaux pires ennemis Idles) aux classes sociales qui se gavent de thune à l’heure où le Brexit s’approche à grands pas. Ainsi, leur cynisme est craché à la face du monde et de la société de « Into The Payzone » à « Firewall » en passant par les allures technoïdes de « Kebab Spider », « Policy Cream » ou encore de « Fearn ».

A l’heure où ils taclent de nouvelles cibles comme Graham Coxon sur « Flipside » mais encore Channel 4 et la société hypnotisée par ces foutus réseaux sociaux, Sleaford Mods n’hésite pas à élargir leur palette musicale. C’est ainsi qu’Andrew Fearn fait intervenir un solo de kazoo sur « OBCT » mais leur punk-rap minimaliste peut prendre des allures de jungle sur l’effroyable « Top It Up » aux nappes Farfisa ou de funk sur « Negative Script » et « Big Burt ». Le plus surprenant restera tout de même le synthé mélodique de « When You Come Up To Me » où la voix de Williamson arrive à nous toucher pour la première fois.

Avec un changement d’humeur variant entre satire et colère noire, Sleaford Mods continue de casser le courant mainstream et la société de plus en plus capitaliste avec ce Eton Alive. Au final, qui peut rivaliser le cynisme du duo de Nottingham ? Qui a dit Idles ?

Note: 8/10