Drugdealer – Raw Honey

L’année 2016 fut l’année où j’ai passé à côté de pas mal de découvertes en raison d’une recrudescence de demandes et de mails qui ont demandé toute mon énergie. Et Drugdealer fait parti de ces découvertes qui ont échappé à mon radar, je me suis intéressé à leur premier album qu’il y a deux années de cela. Mais mieux vaut tard que jamais car la formation de Michael Collins récidive cette année avec leur successeur nommé Raw Honey paru chez Mexican Summer.

Avec Mac Demarco aux commandes (oui oui, je vous jure), Drugdealer continue sa lancée avec des compositions soft-rock digne des années 1970 résolument planants et mélodiques. Il suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par les douces ritournelles comme l’introduction instrumentale nommée « You’ve Got To Be Kidding » qui aurait pu figurer dans un film digne de Scorsese.

Comme sur l’album précédent, la voix de Natalie Mering alias Weyes Blood survole avec classe l’agréable et sucré « Honey » qui rappelle le dernier album de notre hôtesse tandis que Harley Hill-Raymond joue les crooners sur « Lonely » rappelant la classe de The Hollies et le chanteur de country new-yorkais Dougie Poole est convié sur le plus cinématographique « Wild Motion » rappelant Roy Orbison dans la démarche. Pour le reste, Drugdealer nous offre un condensé de nostalgie à travers des titres résolument smooth nous donnant envie de rouler en décapotable les cheveux au vent sur les ambiances dignes de Magic Mystery Tour de « Lost In My Dream » ou encore la merveilleuse « If You Don’t Know Now, You Never Will ».

S’achevant sur l’instrumental solennel nommé « Ending On A Hi Note », Drugdealer est de retour avec un disque qui tombe pile poil pour ce printemps ensoleillé où les températures avoisinent les vingtaines de degrés. Raw Honey est tout simplement un doux nectar musical où le soft-rock vintage remis au goût ne fait pas de mal à qui que ce soit.

Note: 8.5/10