ALA.NI – ACCA

Beaucoup d’entre nous sommes tombés sous le charme d’ALA.NI et de son premier album intitulé You & I (chroniqué ici). La chanteuse londonienne et protégée de Damon Albarn arrivait à conjuguer jazz contemporain, blues et soul pour un résultat plus qu’enivrant. Suite à ce grand succès qui lui a ouvert un maximum de portes, Alani Charal revient avec un nouvel opus bien détonnant nommé ACCA.

Ici, elle décide d’emprunter le même chemin que Björk en 2004 pour l’album Medùlla en misant tout sur la voix comme principal instrument. En effet, ACCA est l’abréviation d’a cappella et réussit dans cet exercice de style à travers des morceaux dépouillés et intrigants comme « DIFFERENTLY » qui ouvre le bal tout comme « HIDE » et « PAPA ». En signant tous les arrangements et la production excepté les parties de beatboxing par son partenaire Dave Crowe, il arrive que l’on entende que les voix se tissent les unes après les autres ainsi que des grincements de porte et des claquements de paires de talon.

Une fois n’est pas coutume, on se laisse ensorceler par la magie d’ALA.NI qui n’en finit pas de nous étonner. Que ce soit sur « SHA LA LA », « VAN P » ou même sur « WALES », la londonienne ne perd jamais en inventivité et c’est un fait. Et vous avez remarqué cette voix en français avec un fort accent américain sur « LE DIPLOMATE » ? Elle appartient au légendaire Iggy Pop. Incroyable mais vrai, la célèbre iguane se débrouille bien dans la langue de Molière. Alani Charal a-t-elle signé son Medulla moderne avec ACCA ? Quoi qu’il en soit, elle repousse les frontières de la soul contemporaine avec ce second opus bien original et intrigant qui contient moultes perles comme « IN THE LAND ».

Note: 8/10