Wilsen – Ruiner

À cause de toutes les sorties et des tonnes de mails que j’ai reçu en 2017 à un tel point que j’en ai fait une overdose, il y a beaucoup de disques qui ont malheureusement échappé à mon radar. Et bien le premier album de Wilsen tombe dans cette catégorie. Mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis et le trio indie rock de Brooklyn récidive avec leur successeur nommé Ruiner.

Toujours à cheval entre indie rock et dream-pop, Wilsen possède toujours autant son lot de charmes. La britannique Tamsin Wilson (chant, guitare), Drew Arndt (basse) et Johnny Simon Jr (guitare) opèrent pour un nouveau tour de force avec ces compositions aériennes et enivrantes à l’image du titre d’ouverture mélodique à la rythmique urgente mais également des moments plus relâchés comme « Align » et « Down ». Entre arrangements guitaristiques du plus bel effet et mélodies à fleur de peau, le trio de Brooklyn sait trouver son équilibre.

On peut également attribuer sa force au côté de l’interprétation si somptueuse de Tamsin Wilson qui est semblable à celle de Ghostly Kisses. Et c’est à travers des morceaux qui nous emportent au loin comme les atmosphériques « Wearing », « YNTOO » ou encore les sonorités quelque peu électroniques du lancinant « Wedding » que l’on a affaire avec ce duo voix/guitare qui répond de façon ingénieux et harmonieux. D’autres belles trouvailles sont à souligner comme « Birds » intelligemment scié en deux parties faisant valoir leur savoir-faire en tant que musicien ou les élans plus rock de « Feeling Fancy » et de « Fuse ».

Après ce festival de sonorités en tous genres, l’heure est enfin venue au calme avec la sublime ballade guitare acoustique/voix nommée « Moon » dévoilant la facette vulnérable de Tamsin Wilson mais également le talent indéniable du trio de Brooklyn. Avec Ruiner, Wilsen signe un second opus où la dream-folk prend des dimensions majestueuses afin de viser les cieux. Un autre must de ce mois de février.

Note: 9.5/10