Indigo de Souza – Any Shape You Take

En 2018, nous avions pris une sacrée grosse claque en compagnie d’Indigo de Souza et de son album I Love My Mom (chroniqué ici). La musicienne originaire d’Asheville nous a surpris avec sa fusion entre garage-pop et neo-soul pour un résultat plus qu’éblouissant et on sent qu’elle vise encore plus haut avec son successeur nommé Any Shape You Take.

Pour son premier album chez Saddle Creek, Indigo de Souza compte nous en faire voir de toutes les couleurs sur ces dix titres très colorés. S’ouvrant sur un « 17 » de façon audacieuse et rappelant « Nikes » de Frank Ocean, sa voix autotunée fait accord à cet orgue solennel et entame ce périple placé sous le signe de l’hybride en allant des influences dignes de Cherry Glazerr sur « Die/Cry » à la pop électronique aux sonorités 80’s sur l’attachant « Hold U ».

Sur Any Shape You Take, Indigo de Souza ira toucher un peu plus sur ce besoin de se reconnecter avec soi et de prendre de la hauteur. En prêtant attention aux textes sentant le morbide et le macabre, on sent que l’artiste revient de loin avec le bouleversant « Real Pain » où elle supplie la bonté divine de l’arracher de son calvaire mais aussi sur le fuzzy « Bad Dream ». Plus on avance, plus on sent qu’elle prend du recul et préfère résoudre ses problématiques la menant à son bien-être et ce par tous les plans sur « Late Night Crawlers » au crescendo mémorable mais aussi sur « Way Out » et « Kill Me » en guise de libération. Plus hétéroclite et plus osé que son prédécesseur, Any Shape You Take marquera un tournant dans la discographie de l’artiste d’Asheville.

Note: 9/10