Girlpool – Forgiveness

En l’espace de trois albums, Girlpool a réussi à devenir un des duos les plus passionnants en matière d’indie rock à l’américaine. Avery Tucker et Harmony Tividad avaient marqué une fois de plus son auditoire avec leur disque What Chaos Is Imaginary paru au tout début de l’année 2019 (chroniqué ici) où on les a vus à la croisée des chemins. Et ce changement, on le perçoit sur ce nouveau disque du nom de Forgiveness.

Pour ce nouveau chapitre musical, Girlpool décide d’élargir leur palette sonore une fois de plus. Ce n’est pas un hasard si Harmony Tividad ira s’aventurer auprès de l’hyperpop expérimentale aussi bien glaciale que solennelle sur les premiers titres que sont « Nothing Gives Me Pleasure » et « Lie Love Lullaby » où elle mettra à nu ses sentiments et cette volonté de s’aimer soi-même face à ce contexte bien compliqué.

Bien entendu, on retrouve tout ce qui avait fait la renommée de Girlpool avec des compositions indie rock contemplatives telles que « Junkie » rempli de références de Kurt Cobain et de Courtney Love ou bien encore « Dragging My Life Into A Dream » et de ballades enivrantes à l’image de « Violet », « Faultline » ou bien encore de « See You Now ». Entre la voix éthérée de Harmony Tividad et celle susurée d’Avery Tucker qui semble plus à l’aise dans sa période de transition, on sent que le duo de Los Angeles appréhende la vie d’adulte avec ces questions existentielles qui les accompagnent avec le R&B DIY de « Country Star » ou encore le groove fuzzy de « Afterlife » avant de trouver la libération avec l’amour qui triomphe plus que tout avec la conclusion quasi-orchestrale nommée « Love333 ».

Sur Forgiveness, Girlpool arrive à se réconcilier et trouver le chemin de la rédemption. Abordant les thèmes du sexe, de l’amour, de la religion avec une bonne dose d’introspection et du décor californien en néon en background, Avery Tucker et Harmony Tividad continuent de viser large avec ces influences musicales idiosyncratiques qui feront toujours aussi mouche.

Note: 8/10