
Personne n’a su échapper à la tornade « Heat Wave » pendant la pandémie. Glass Animals a sorti leur mégatube qui a squatté les charts pendant longtemps qui est extrait de leur dernier album nommé Dreamland (chroniqué ici) il y a quatre années de cela. Fort réjoui de ce succès commercial, le quatuor britannique mené par Dave Bayley poursuit dans cette voie avec leur successeur tant attendu du nom de I Love You So F***ing Much.
Démarrant en trombe avec un « Show Pony » à mi-chemin entre indie rock et sonorités électroniques épileptiques, Glass Animals assume définitivement ce virage pop avec les morceaux beaucoup plus sucrés qu’à l’accoutumée. On en veut pour preuve les écoutes de l’éthéré « Creatures In Heaven » mais aussi de « I Can’t Make You Fe » frôlant dangereusement les accents EDM prouvant qu’on est à mille lieues des ambiances de Zaba, emblématique premier album du groupe d’Oxford. Ce qui peut une fois de plus froisser sa fanbase d’origine.
Et ce n’est que le début car I Love You So F***ing Much est notable pour ses hymnes pop entraînantes et rythmés. Glass Animals explore ces nouveaux recoins notamment sur les accents space-rock « On The Run » et sur l’électrique « How I Learned To Love The Bomb » qui, malgré ces mélodies sympathiques, posent un cas de conscience en raison de la voix de Dave Bayley mal mise en avant. Fort heureusement, quelques résurgences de ZABA font surface notamment lors des écoutes de « A Tear In Space (Airlock) » et de « White Roses » avant de s’achever sur la splendide ballade nommée « Lost In The Ocean » aux choeurs doo-wop du plus bel effet.
Avec le recul, on peut penser qu’I Love You So F***ing Much est pour le moins inégal. Glass Animals tente de réconcilier son passé avec son avenir tout en embrassant ce virage pop sucré qui leur sert à ses avantages comme à ses inconvénients. Qu’il est loin le temps de « Black Mambo », n’empêche…
Note: 7/10
