Paradoxant – Deux

Beaucoup d’entre nous se souviennent de ce tragique jour du 18 janvier 2023. En effet, on a eu la malheureuse annonce que BRNS tire sa révérence après avoir publié leur Celluloid Swamp (chroniqué ici) qui avait, ironiquement, tout l’air d’un chant du cygne. Mais cela n’empêche pas pour les membres du groupe de s’émanciper chacun de leur côté, et on en veut pour preuve Antoine Meersseman, bassiste du groupe, qui nous a présenté sa nouvelle aventure qu’est Paradoxant. Et voici qu’il passe au second album tant attendu.

Faisant suite à son premier album du nom d’Earworm (chroniqué ici), Paradoxant était sorti des sentiers battus avec sa pop expérimentale où il marchera sur les pas de Liars ou encore de SUUNS. Pour cette nouvelle aventure musicale interprétée dans la langue de Molière, il va de nouveau repousser les limites de sa créativité dès le départ avec « La disparition » résolument synthétique et bigarré avant de s’aventurer vers une épopée complètement débridée avec le plus gothique « Calypso » et « Rêve bizarre » où les élans post-punk reviennent au premier plan avec un twist inattendu cependant.

Préparez-vous à une bonne dose de surprises avec des compositions absolument mutantes où Paradoxant virevolte entre EBM sur « Jamais sans personne » et jungle sur « Les abîmes ». Mais Deux incite à l’évasion à travers cette plume poétique et nébuleuse à travers des solos de saxophone frénétiques et de loops obsédants qui prédominent tout au long de « L’eau qui dort » et de « Temps libre ». Après un « Aubade » en guise de conclusion magnétique, l’ex-bassiste de BRNS ainsi que ses compères (Lou Wery, Clément Marion et Romain Benard) signe un second disque à la fois audacieux et dépaysant qui lui permettra de se faire une place singulière dans le paysage musical actuel.

Note: 7.5/10