
Avec toutes mes excuses, je n’ai jamais pu chroniquer le précédent album de Dan Mangan qui s’intitulait Being Somewhere. Mais toujours est-il que l’auteur-compositeur-interprète de Vancouver ne nous a pas du tout laissé indifférent avec ses compositions riches en textures qui nous avaient emmené très loin. Allons savoir ce qu’il nous a réservé pour son successeur qui s’intitule Natural Light.
Et c’est avec plaisir que je vous annonce que Dan Mangan a décidé de revenir aux sources pour ce nouveau projet. On en veut pour preuve le morceau d’ouverture du nom de « It Might Be Raining » des plus épurés prouvant que notre protagoniste n’a rien perdu de ses qualités mélodiques et de cette capacité de transporter son auditoire au lointain avec le plus solaire « Diminishing Returns » et « I Hated Love Songs » avec ses cuivres allant crescendo qui suivent. Quelque chose nous laisse à penser que Natural Light viendra nous réconforter encore plus.
La simplicité mélodique et émotionnelle prime abord lors des écoutes de « No Such Thing As Wasted Love » mais également de « Melody » et « My Dreams Are Getting Weirder » qui séduisent d’emblée avant de revenir vers des bases plus minimalistes avec « Soapbox ». Dan Mangan brille de nouveau lorsqu’il s’ouvre à nous de la façon la plus pure qui soit avec des arrangements feutrés qui brillent de mille feux sur « Cut The Brakes » ou bien sur « Proximity » ainsi que sur le déchirant « For Him ». Ajoutez cela un peu de blues avec la splendide conclusion du nom de « Hit The Wall » agrémenté d’une chorale vibrante et vous obtiendrez un Natural Light répondant à toutes ses promesses et prouvant que Dan Mangan continue de marquer son territoire avec son style bien défini.
Note: 8.5/10
