L’Eclair – Cloud Drifter

Tiens donc, ça faisait un petit bout de temps que l’on était sans nouvelles de L’Eclair. Le groupe genevois avait impressionné tout le monde avec leur fusion musicale psychédélique hypnotique et immersif ayant donné naissance à des disques remarquables et des collaborations notables (Ethyos 440, Maston, Klaus Johann Grobe). Cette année, la troupe viendra mettre les bouchées doubles avec leur successeur qui s’intitule Cloud Drifter.

Les deux cerveaux du groupe, à savoir les frères Stefan et Yavor Lilov, reprennent du service et comptent transporter son auditoire vers de nouvelles contrées cosmiques. S’ouvrant sur un « Memphis » des plus cotonneux et brillants, Cloud Drifter viendra explorer des recoins plus synth-funk et on en veut pour preuve des titres infectieux et enivrants que sont l’éblouissante odyssée spatiale discoïde nommée « Vertigo » ainsi que les accents 70’s du somptueux « Nova Umbra » plus downtempo et très Com Truise dans l’âme. Il n’y a pas à dire, ce voyage que nous offre L’Eclair s’annonce alléchant.

Et ce n’est que le début car Cloud Drifter viendra nous emmener encore plus loin avec cette ribambelle d’invités sublimant ce voyage musical. On pourra compter sur l’intervention nonchalante de Gelli Haha sur le délice disco-funk très 80’s qu’est « Run » mais également sur Phoebe Coco le temps d’un trippy et cinématographique « Ocean Mind » accompagné d’une chorale mystique et de « Odessos » plus dansant et sci-fi dans l’âme. L’énigmatique rappeur Pink Siifu est le seul invité masculin dans cette aventure et rajoutera un soupçon de mystère sur le plus polyrythmique et atypique « Replica M001 ».

Il ne manque plus que des orchestrations soulful et smooth de « Nostalgia » en compagnie de Forest Law et d’une conclusion éthérée et extravagante du nom de « Humanopolis M001 » aux arrangements dignes d’Air pour que L’Eclair puisse de nouveau se réinventer pour mieux tirer son épingle du jeu. Sur Cloud Drifter, la formation genevoise compte nous emmener vers l’infini et l’au-delà, et c’est mission accomplie.

Note: 8.5/10