
On avait laissé Anne Paceo en pleine forme avec un S.H.A.M.A.N.E.S. des plus immersifs il y a trois années de cela (chroniqué ici). L’artiste a su mêler l’intimité et l’universel tout en nous faisant voyager comme personne. Et bien, à l’approche de la rentrée, elle continue son bonhomme de chemin avec Atlantis.
Avec Anne Paceo, on ira effectuer une plongée en eaux troubles à travers ces treize nouvelles compositions absolument contemplatives. Après une introduction somptueuse du nom de « The Edge », la musicienne continue de brouiller les pistes entre jazz, pop et electronica qui fait son effet lors des écoutes des morceaux magiques et immersifs tels que « Sur une île » et « Aube marine ». Une odyssée musicale hors du commun comme Atlantis qui vaut absolument son pesant d’or.
Le principal leitmotiv d’Atlantis est le lâcher-prise après cette plongée en eaux troubles. Tandis que nous sommes submergés dans une société bouffée par le consumérisme et autres injonctions oppressives et oppressantes, rien de mieux que de plonger avec d’autres perles cristallines comme « The Diver » ou bien même « Au large » et « Mantha » où Anne Paceo (ainsi que ses musiciens Zacharie Ksyk à la trompette, Gauthier Toux aux claviers, Christophe Panzani au saxophone et Oxy aux synthés) mêne la danse comme jamais.
Une autre nouveauté, c’est que pour la première fois notre protagoniste se lance dans le chant sur le fabuleux « Love Song ». Mais n’est pas non plus fermé au monde extérieur car on retrouve, dans ce périple aquatique et dépaysant, Laura Cahen sur « Tant qu’il y aura de l’eau » mais également Cynthia Abraham sur « Inside », Gildaa sur « Sedna » mais encore Piers Faccini le temps d’un « Restless » hors du commun. Il en résulte un Atlantis pour le moins hors normes et unique en son genre qui permettra d’entamer la rentrée sur une bonne note.
Note: 7.5/10
