Whitney K – Bubble

Whitney K connaît une carrière pour la moins respectable. On se souvient lorsque le musicien avait publié ces deux œuvres que furent Two Years et Hard To Be A God qui lui ont permis de se faire une place confortable dans le paysage musical actuel. En cette rentrée chargée, le musicien montréalais fait son retour avec Bubble.

S’ouvrant sur un « Heaven » aux doux airs de garage-pop, on plonge d’emblée dans l’univers  bien cool et décontracté de Whitney K. Marchant sur les pas d’Eels, de Dean Wareham et de feu Lou Reed, l’artiste semble être dans son élément avec des compositions dépouillées à l’image de « Something Strange » et de « Jolene » imaginé comme étant le sequel imaginaire du fameux standard de Dolly Parton appuyant de plus en plus son penchant vers des influences country avec l’utilisation importante de la pedal steel. De quoi aborder ce Bubble de la façon la plus smooth qui soit.

Une chose est sûre, c’est que Whitney K saura nous faire balader avec beaucoup d’élégance et de fausse nonchalance. Que ce soit sur des compositions enivrantes telles que « TV Dreaming » presque Bill Callahan dans l’âme ou « The Ocean », l’artiste sait cohabiter la douceur et la coolitude avec beaucoup de réussite notamment sur « Sunshine2 » se rapprochant vers des terrains dignes d’Evan Dando mais aussi sur la ballade crépusculaire du nom de « Beetlejuice » avant de mettre en avant les chœurs féminins sur « Morning After » pour mieux nous surprendre.

Ajoutez ceci avec des moments de pure finesse ainsi que de tendresse comme « We’ll See » ou encore « Rosy » et vous obtiendrez un Bubble résolument délicat et attachant. En incorporant une touche country-rock à son indie pop édulcorée, Whitney K sait faire parler ses influences tout en faisant parler sa personnalité si cool que l’on affectionne tant.

Note: 8/10