
Une chose est sûre, c’est que Keaton Henson ne compte pas se reposer sur ses lauriers. En effet, l’artiste pluridisciplinaire britannique avait atteint les sommets avec son précédent album nommé Somnambulant Cycles paru l’année dernière mais ce n’est pas suffisant pour lui. En effet, dix-huit mois plus tard, le voici de retour avec son successeur tant attendu du nom de Parader.
Alors, que nous réserve Keaton Henson cette fois-ci ? Et bien, Parader viendra arpenter des chemins beaucoup plus électriques, comme l’atteste le morceau d’ouverture nommé « Don’t I Just » aux doux airs de Jeff Buckley. Ici, notre protagoniste assume ses influences grunge qui l’ont tant bercé dans sa jeunesse sans jamais mettre de côté l’intensité émotionnelle qui a longtemps fait sa réputation, notamment lors des écoutes des moments imparables tels que « Insomnia » et « Past It » entre autres.
Parader continue sur sa lancée avec des morceaux brouillant les pistes entre délicatesse et émotion. Que ce soit sur des compositions plus contemplatives comme « Conversation Coach » ou « Operator » et d’autres plus tempêtueuses avec les distorsions et reverbs de « Loose Ends », la voix tremblante mais captivante de Keaton Henson continue de faire effet au milieu de ces moments riches en intensité. Bien évidemment, cette intensité est à son maximum lorsqu’il décide de convier tantôt Julia Steiner de Ratboys sur « Lazy Magician » tantôt Danielle Fricke sur « Furl » pour une bonne touche de spleen qui est toujours la bienvenue.
Entre tempêtes grunge et accalmie folk avec d’autres compositions remarquables et dévastatrices à l’image de « Tell Me So » et de « Tourniquet », Keaton Henson est de nouveau au sommet de son art avec entre autres « Performer » en guise de conclusion absolument renversante. Avec Parader, l’artiste pluridisciplinaire n’aura plus rien à envier à la concurrence avec ce songwriting à la fois divin et vulnérable.
Note: 8/10
