Sharp Pins – Balloon Balloon Balloon

Lorsque Kai Slater ne joue auprès de Lifeguard qui a publié un excellent album en juin dernier, il continue son bonhomme de chemin avec son side-project nommé Sharp Pins. Le musicien de Chicago possède un univers musical absolument dantesque ayant donné naissance à deux disques pour les moins emblématiques donnant naissance à son style si original que l’on retrouve avec son successeur sobrement intitulé Balloon Balloon Balloon, faisant suite à son fameux Radio DDR.

Très rapidement, on plonge dans cet univers kaléidoscopique totalement lo-fi où Sharp Pins se trouve à mi-chemin entre la musique psychédélique digne des années 1960 et slacker rock. Enregistré avec l’aide d’un vieux Vox Phantom, d’un vieux Rickenbacker ainsi que d’un lecteur cassette, Balloon Balloon Balloon nous entraîne dans ce périple faussement désuet mais ô combien enchanteur qui débute avec un « Popafangout » aux doux airs des Byrds résolument immédiat.

Il est facile de déceler de nombreux influences allant de la pop psychédélique digne des années 1960 sur « I Don’t Have The Heart », « I Could Find Out » ou encore sur « (I Wanna) Be Your Girl » aux saveurs power-pop digne des années 1990 avec entre autres « Talking In Your Sleep », « Fall In Love Again » ou bien même « (In a While) You’ll Be Mine ». Cette mosaïque musicale lo-fi et vintage que nous offre Sharp Pins n’aura pas fini de nous envoûter comme sur « Takes So Long » et « Stop To Say Hello » avant de nous attendrir un peu plus avec des moments plus éthérés que sont « Maria Don’t » ou encore « Crown Of Thorns » notamment.

Balloon Balloon Balloon reste avant tout un incroyable manifeste pop pour la moins acidulée capturant tout le génie de Sharp Pins. L’authenticité est le mot clé de ce labyrinthe musical du membre de Lifeguard qui lui permettra de prendre de plus en plus de l’ampleur.

Note: 8.5/10