
On poursuit notre saga des grands retours musicaux de ce début d’année avec cette fois-ci Jo Passed. Il faut dire que l’on n’avait pas eu de signe de vie de la part du musicien de Toronto depuis son précédent album nommé Their Prime il y a six années et demi de cela maintenant. Et forcément, c’est une bonne nouvelle lorsque notre protagoniste viendra faire son retour avec son successeur tant attendu du nom d’Away.
Et vous savez quoi ? Jo Passed n’a rien perdu de sa verve à travers ce nouvel album qui démarre avec un « BRB » où il mettra un terme à cette longue période de silence. L’artiste ira détailler son passage à vide qui l’aura tant exténué même si il a constaté que le football, il a changé durant ces dernières années à travers des compositions solides à l’image des rythmiques frénétiques de « Precious Word » et de « Alright » ou des arrangements renversants et gentiment distordus de « Ico » avec un solo de guitare d’anthologie.
L’inventivité est de mise tout comme le songwriting introspectif de Jo Passed. Away continue de mettre son auditoire sens dessus dessous avec une bonne poussée d’adrénaline à travers « 339 » avec ce saxophone débridé mais également le volontairement offbeat « Dizzy Izzy » et « Too Much Tonight » avec ce riff de violon hypnotique. Le musicien continue de chasser les vilains nuages tout au long avec « J Walking » absolument irrésistible avant de cicatriser une fois de plus avec la ballade menée au piano de « Mother Night » en guise de conclusion digne de feu Elliott Smith où sa vulnérabilité a de quoi nous interpeller comme jamais. Une fois n’est pas coutume, Jo Passed signe un retour remarquable avec ce nouveau disque contemplatif et raffiné qui donnera du fil à retordre à la concurrence indie rock américaine actuelle.
Note: 8.5/10
