
En l’espace de quelques années, Langkamer a réussi à se faire une place confortable dans le paysage indie britannique. La formation venue de Bristol a mis tout le monde d’accord avec leur troisième album nommé Langzamer il y a plus d’un an de cela leur permettant de solidifier un peu plus leur statut. Et en ce début d’année, ils se permettent de dégainer de nouveau avec leur successeur du nom de No.
C’est en puisant leurs inspirations auprès des influences à mi-chemin entre indie punk et slacker rock que Langkamer viendra une fois de plus enfoncer le clou. Et ce dès le départ avec « Crocodile Clock » où Josh Jarman et ses compères marchent sur les pas d’Adult DVD et de Pavement de la meilleure des manières avant de récidiver avec les entraînants « Babe Pig In The City » ou encore avec « Easterly » entre autres montrant qu’ils connaissent très bien leur affaire.
Moins surprenant et plus évident à l’écoute, No n’en demeure pas moins envoûtant. On en veut pour preuve des titres plus contemplatifs à l’image de « The Summer That I Hit The Wall » et de « Neck » aux notes staccato où Langkamer s’aventure auprès des territoires alt-country et Americana. Le quatrième album du groupe de Bristol applique leur formule gagnante sans jamais perdre son inspiration notamment sur « Crows » ou sur « Split The Difference » où ils rappellent l’importance de la solidarité en ce monde qui s’enfonce de plus en plus dans la droitardisation la plus dure mais ils amènent tout de même une lueur d’espoir de bout en bout avec un « Goodnight Zoo » en guise de conclusion douce-amère.
Langkamer n’aura clairement rien à envier avec ce No qui est un véritable disque réconfortant mais aiguisé également. En envoyant paître la gentrification, les goumins et autres salaires de misère leur permettant pas de remplir le frigo, le quatuor de Bristol ne compte en aucun cas vouloir céder à la facilité au niveau de l’écriture.
Note: 8/10
