Ratboys – Singin’ To An Empty Chair

On avait laissé Ratboys en pleine forme avec un précédent album nommé The Window produit par Chris Walla il y a deux années et demi de cela maintenant. En quinze années d’existence, la formation de Chicago n’aura pas fini de nous impressionner avec leurs compositions pleines d’authenticité et qui continuera d’élargir leurs horizons, comme l’atteste leur sixième album événement du nom de Singin’ To An Empty Chair.

Julia Steiner, Dave Sagan ainsi que leurs compères (mais une fois de plus Chris Walla aux commandes) retroussent leurs manches à travers ce nouveau disque qui se veut plus thérapeutique que jamais. Singin’ To An Empty Chair s’ouvre sur le bien-nommé « Open Up » où Julia Steiner décide clairement d’ouvrir les portes de son intimité et de sa vulnérabilité (« What’s it gonna take to open up tonight ?« , chante-t-elle) à travers ces influences à mi-chemin entre slacker rock et alt-country tout comme sur le plus électriques et intenses « Know You Then » ainsi que « Light Night Mountains All That » qui suivent et qui permettent à Ratboys de frapper encore plus fort.

Singin’ To An Empty Chair est une thérapie musicale absolument nécessaire mais aussi un appel à son auditoire à mieux communiquer et mieux exprimer leurs émotions. Et c’est d’autant plus notable lors des écoutes des influences indie pop jangly de « Anywhere » parlant d’une situation familiale compliquée de la part de Julia Steiner mais également de l’entêtant « Penny In The Lake » plus alt-country dans l’âme (« Peace and love to drive my car, baby you’re my Ringo Starr », chante-t-elle) qui arrivent à nous interpeller à travers ce songwriting intimiste à la portée universelle, notamment sur la bouleversante ballade indie folk nommée « Strange Love ». La face B de ce sixième album se montre beaucoup plus intense avec la pièce maîtresse de huit minutes qu’est « Just Want You To Know The Truth » où les arrangements accompagnent parfaitement cette écriture thérapeutique de Julia Steiner pour un résultat à la fois dramatique et cathartique out comme sur les tempêtes sonores de « What’s Right ? » et sur « Burn It Down » avec des solos d’anthologie de Dave Sagan en prime.

Cette thérapie musicale se clôt avec un « At Peace In The Hundred Acre Wood » en guise de calme après la tempête et permettra à Ratboys de faire un retour absolument remarquable. Tout nous laisse à penser que Singin’ To An Empty Chair soit un des albums majeurs de leur discographie car le groupe de Chicago réussit à brouiller les pistes entre la préservation de soi et la compassion tout au long de ces morceaux denses et introspectifs.

Note: 9/10