Gladie – No Need To Be Lonely

Un autre retour musical qui faisait plaisir ces derniers jours, c’est bel et bien celui de Gladie. On n’avait pas eu de nouvelles de la part du groupe de Philadelphie depuis leur précédent album nommé Don’t Know What You’re In Until You’re Out qui fut de très bonne facture, ma foi. Ceci est l’occasion pour Augusta Koch, ex-membre de feu Cayetana, et ses comparses de Three Men Cannon de frapper de nouveau fort avec leur successeur nommé No Need To Be Lonely produit par le boss Jeff Rosenstock en personne, ce qui n’est pas rien.

Et cela fait toujours plaisir d’entendre que Gladie n’a rien perdu de leur verve, comme l’atteste le morceau d’ouverture nommé « Push Me Down » où les influences indie punk sont parfaitement bien senties. No Need To Be Lonely renoue avec l’énergie infectieuse et l’écriture à la fois introspective et observatrice d’Augusta Koch qui fait son effet sur des hymnes bien fougueux tels que « Future Spring »  mais encore « I Want That For You » entre autres.

C’est en alternant des déflagrations power-pop telles que « Car Alarm » ou encore « Poison » et des moments beaucoup plus pop comme « Brace Yourself » où elle se remémore la bataille contre la maladie de son ami tiraillé entre espoir et désillusion ainsi que « Talk Past Each Other » prêchant l’importance de préserver sa santé mentale que ce nouvel album de Gladie viendra tirer son épingle du jeu. No Need To Be Lonely poursuit dans cette voie avec ce packaging émotionnel qui vaut son pesant d’or notamment sur les ballades touchantes que sont « I Will If You Will » et la conclusion du nom de « Unfolding » pleine de vulnérabilité qui méritent toute son attention.

Tout cet ensemble permettra à Gladie de sortir une fois de plus des sentiers battus sur la scène indie punk américaine avec No Need To Be Lonely. Ce retour est plus que réussi et on applaudira notamment Augusta Koch qui nous bluffe une fois de plus tout comme la production carrée de Jeff Rosenstock.

Note: 8/10