Son Little – Cityfolk

Lorsque Son Little pointe le bout de son nez, cela reste une bonne nouvelle. On avait laissé notre protagoniste en pleine forme avec son précédent album nommé Like Neptune il y a trois années et demi de cela maintenant. En cette saison printanière, un peu de douceur soulful ne ferait pas de mal surtout avec l’arrivée de son successeur tant attendu du nom de Cityfolk.

Pour cette nouvelle aventure musicale, Son Little ne conviera pas Renaud Létang mais Ben Tanner d’Alabama Shakes aux manettes. Cityfolk est l’occasion pour le musicien de Philadelphie à la fois d’élargir ses horizons mais aussi d’apporter une réflexion mûre sur son héritage avec des titres un brin ambitieux mais immersifs tels que l’introduction bluesy nommée « Rabbit » avant de prendre son envol avec les allures plus pop de « Whip The Wind » aux couleurs caribéennes et du plus smooth « Let’s Get Involved » qui suivent.

Mais ce n’est que le début car Son Little continue de nous en mettre plein les oreilles. Que ce soit sur le plus pulsatif et synthétique « It’s Your World » contrastant aux couleurs rétro du soulful « Cherry » et de « Be Better », le musicien brille lorsqu’il sort de sa zone de confort à travers ce Cityfolk si intrigant avant d’enfoncer le clou avec des moments un brin pop sans négliger l’aspect contemplatif qui a fait la renommée du musicien. Il ne manquera plus qu’un « The Orbit » lorgnant vers le R&B moderne comme les influences gentiment trap de « Paper Children » pour nous étonner une fois de plus et qui amorcera un virage pour le moins détonnant de la part de Son Little à l’avenir.

Note: 8/10